Evénement

Communication et Grands Projets : à l’écoute des parties prenantes

By 24 mai 2019 No Comments
Grands Projets : à l'écoute des parties prenantes

B Side est partenaire de l’étude qualitative Communication et Grands Projets : à l’écoute des parties prenantes réalisée par des étudiants d’Audencia SciencesCom dans le cadre de la Chaire Suez Audencia SciencesCom. Les résultats de cette étude ont été présentée hier soir en préambule d’une table ronde animée par l’agence et à laquelle participaient Anne Samek de Suez, Sandrine Morassi de RTE et Simon Janvier de la CCI Nantes St-Nazaire. En voici les principaux enseignements.

Des projets grands par l’intérêt qu’ils portent

Du Grand Louvre au Grand Paris (mais sans passer par le Grand Blond), on entend souvent et depuis longtemps parler de « grand projet » ; grands moins par leur taille que par l’intérêt public qu’ils recouvrent. Un « grand projet », c’est avant tout un projet qui sert un grand nombre de personnes dans sa finalité… et qui donc concerne un grand nombre de personnes dans son élaboration.

Fini le temps où l’on noyait des villages entiers (sans leurs habitants bien entendu) pour construire des barrages sans que cela ne provoque de vague d’indignation. À l’heure de l’horizontalité et de l’infobésité, tout « grand projet » englobe aujourd’hui une nécessité impérieuse de communication ; communication que l’on qualifiera d’acceptabilité puisqu’elle nécessite de construire le projet avec des parties prenantes aux intérêts multiples et parfois divergents.

Des messages adaptés à construire et partager en amont

Qui dit cibles variées dit nécessairement message adapté. La tendance est à l’hyperpersonnalisation des discours, les campagnes généralistes ont de moins en moins la cote et frappent souvent à côté. Chaque partie prenante doit saisir le sens du projet de son propre point de vue. Ces messages particuliers doivent cependant garder une cohérence entre eux pour servir un discours global.

Mais plus encore, la réussite d’un projet passe par la prise en compte de l’ensemble des parties prenantes et de leur propre paradigme dès le début de son élaboration. La communication n’est plus seulement descendante mais devient un outil à part entière pour coconstruire un projet, dans une optique de concertation.

Cette co-construction doit prendre en compte une possible opposition, devenue aujourd’hui une actrice à part entière de chaque projet. Il est important de l’écouter mais aussi de l’entendre, sans quoi elle n’en sera que plus radicale. Le dialogue doit donc être au cœur de la communication pour tenter de faire accepter le projet, parvenir à un consensus et entretenir un échange tout au long du projet… et au-delà !

Le numérique : une opportunité à conjuguer au terrain

La technique induit les nouveaux comportements. C’est parce que le web permet la recherche et le partage d’informations et que les réseaux sociaux favorisent l’échange et le débat que la co-construction s’est imposée comme une nécessité absolue à la réussite d’un grand projet.

Ces outils sont une opportunité dès lors que l’on s’en sert convenablement. Savoir interpréter les signaux faibles pour anticiper les crises ; appréhender et comprendre un environnement ; maitriser le discours des parties prenantes et interagir avec elles ; etc. sont autant d’éléments qui nécessitent une expertise en communication.

Cependant le numérique n’efface pas le réel et s’il est aujourd’hui un outil indispensable, il est tout aussi important de multiplier les contacts sur le « terrain » et d’aller à la rencontre des parties prenantes IRL. Là encore, la connaissance et la compréhension d’un environnement, la mise en place d’un discours cohérent et structuré et donc in fine des compétences en communication sont requises pour mobiliser efficacement les publics visés.