Relations presse & influence

Plus que jamais, RP(ez) utile

By 15 avril 2020 juillet 20th, 2020 No Comments
Image par Pera Detlic de Pixabay

En cette période de confinement, les Français n’ont jamais autant consommé les médias. 67 %  d’entre eux disent davantage suivre l’actualité, 38 % s’informer au moins 5 fois par jour1. Le temps moyen quotidien passé devant leur télévision a grimpé à 4 h 29, soit trois quarts d’heure de plus qu’en mars 20192

Quel que soit le support, les médias adaptent leur organisation, format et timeline pour répondre aux besoins d’information de leurs lecteurs et auditeurs. Hors de question, dans ce contexte, de bâcler ses relations médias. 

Nous sommes d’accord, le COVID-19 n’est pas une opportunité pour communiquer mais bien le contexte dans lequel nous évoluons. Poursuivre ses RP, c’est continuer à informer ses parti-prenantes sur sa situation, sa réflexion et ses projets en respectant les codes temporaires de ses médias cibles. Moins sollicités, le principal casse-tête des journalistes est de se renouveler, traiter d’un sujet unique sous de nouvelles facettes. Un exercice qui, par effet domino, s’applique aux RP et rappelle certains impératifs pour assurer une communication efficace et responsable.  

1. Veiller et échanger pour ne pas passer à côté (ou être black listé)

Rubrique « Des patrons se racontent à l’heure du confinement » pour Les Echos, « Nos entreprises face au Coronavirus » pour Ouest France, newsletters thématiques 100 % Covid-19 pour Le Journal des Entreprises, etc. Les exemples d’éditions et de rubriques spéciales sont nombreux depuis mi-mars. Ne pas les identifier, c’est passer à côté d’opportunités de faire entendre sa voix. Malgré une organisation perturbée, l’entretien d’une relation de confiance avec les rédactions cibles est primordial pour comprendre leurs besoins et leur proposer la bonne approche.

2. Partager une approche singulière pour se différencier

Les supports papier étant limités, le digital est devenu roi et donne la possibilité aux rédactions de suivre (entre autres) le taux de clic de leurs articles. L’enseignement ? Qu’ils soient grand public ou professionnels, les sujets fédérateurs sont ceux qui racontent des histoires, partagent des initiatives. Les lecteurs sont plus que jamais en attente d’authenticité. Les toucher, c’est proposer une approche :

  • singulière : un angle déjà largement traité dans les médias sera moins efficace ;
  • incarnée : tribunes, portraits, témoignages, etc. Les formats sont nombreux pour apporter une dimension plus humaine (et sincère) à son action.

3. Apporter toujours plus d’éléments concrets

Plus l’information sera argumentée, plus elle suscitera d’intérêt. Chiffres, interviews, exemples du terrain… Les journalistes doivent pouvoir s’appuyer sur des données vérifiées et vérifiables qui contribuent à vulgariser et illustrer le sujet. Il faut savoir bannir le superflu et aller à l’essentiel pour que ses actions ne se trouvent pas noyées dans une vague d’informations.

Pour être utiles, les relations médias doivent ainsi assurer le partage d’une information claire et sourcée qui sert l’avancée d’un secteur, d’un territoire ou d’une cause. La crise que nous rencontrons nous rappelle également à quel point elles doivent s’adapter aux spécificités des structures et à la situation dans laquelle elles s’inscrivent. Si certaines rédactions nous manifestent aujourd’hui le souhait de recevoir également des actualités classiques, force est de constater que peu d’entreprises que nous accompagnons y sont prêtes… mais aucune d’elles n’a dit son dernier mot !

[1] Source : Baromètre sur les Français et le confinement de 366 (régie nationale de la presse quotidienne régionale)
[2] Source : rapport Médiamétrie s’appuyant sur les 2ères semaines du confinement

Image par Pera Detlic de Pixabay