Cinq étapes pour un rapport RSE utile

Pourquoi faire un rapport RSE alors que mon entreprise n’est pas soumise à cette obligation ? Parce que c’est une fausse question, parce que nous sommes tous concernés, parce que cela le sera probablement bientôt et parce que c’est malin. Car communiquer sur sa stratégie RSE devient indispensable en termes de développement commercial, d’accès à certains marchés, de recrutement et de réputation. Bref, faire partie de ceux qui agissent, c’est aussi faire un rapport RSE utile.

1. Pourquoi faire un rapport RSE ?

Parce que les gens sont curieux !

Les consommateurs, les clients, les citoyens, les investisseurs veulent comprendre comment tel produit a été fabriqué, d’où vient la matière qui compose cet objet, comment a-t-il été acheminé, et orienter ainsi leurs achats du quotidien, leurs choix de partenaires B2B et leurs investissements vers une économie toujours plus responsable. En interne, élaborer une stratégie RSE et la partager sera une source de fierté, de motivation et d’implication des collaborateurs.

La publication d’un rapport RSE permet d’évaluer l’impact social, sociétal et environnemental de l’activité et de l’engagement d’une entreprise à condition de mener cette démarche avec transparence et sans écoblanchiment. Rassurez-vous, même si l’exercice semble complexe et nouveau, c’est une démarche encadrée, balisée et joyeuse.

2. Quand on dit rapport RSE, de quoi parle-t-on ?

On parle de 50 000 entreprises françaises qui sont concernées dès 2023 par la nouvelle directive européenne CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) contre 12 000 actuellement. Les entreprises, cotées ou non, qui dépassent deux des critères suivants (20 millions d’euros de bilan, 40 millions d’euros de chiffres d’affaires, 250 salariés) doivent se plier à l’exercice. Certaines PME cotées font également partie de ce nouveau périmètre.

Pour parler de RSE sérieusement, il faut avoir bâti sa stratégie RSE et défini sa matrice de matérialité ou sa DPEF (déclaration de performance extra-financière). Un travail conséquent que nous vous conseillons de ne pas prendre à la légère en vous faisant accompagner par un cabinet conseil en RSE qui va copiloter l’élaboration de votre modèle d’affaires, analyser et prioriser vos impacts et vos risques et vous aider à mettre en place vos indicateurs de pilotage tout en vous prémunissant contre le greenwashing.

Pour les entreprises qui ont déjà pris ce chemin, les informations à communiquer dans les prochains rapports RSE « génération CSRD » deviennent plus structurées, des indicateurs obligatoires standardisés et des vérifications par des OTI (Organismes Tiers Indépendants) exigées.

3. Quand on dit rapport RSE, de quoi parle-t-on (bis) ?

Il y a des figures imposées.

Techniquement, le rapport RSE est un document rassemblant toutes les informations liées à la responsabilité sociale, sociétale et environnementale de l’entreprise. Ces trois piliers sont traités selon une vingtaine de sous-thèmes comme le respect des droits de l’homme, l’utilisation durable des ressources naturelles, la protection de la biodiversité,  l’organisation du temps de travail, la diversité et l’égalité des chances, la santé et la sécurité au travail, les relations avec les fournisseurs, et aussi l’impact territorial, etc. A chaque entreprise d’inscrire sa démarche RSE dans ce canevas.

Notez que dès 2024, la transparence est requise pour le bilan des émissions de gaz à effet de serre afin d’évaluer à quel point l’entreprise contribue au réchauffement climatique via ses activités. La publication d’un bilan carbone Scope 1, 2 et 3 n’est donc plus une option dans un rapport RSE.

4. Le rapport RSE, un projet forcément collectif

Tout commence en interne où il faut réussir à conjuguer le sponsoring du comité de direction, l’implication de directions fondamentales à la réussite du projet comme les RH, le juridique, la qualité, la RSE et la communication bien sûr, etc.

L’écosocioconception de votre rapport RSE démarre ici.
Avant tout, il faut périmétrer le terrain de jeu en définissant sur quoi vous allez choisir de rapporter et sur quoi vous décidez de ne pas rapporter, pour le moment. Puis vient la question de la tonalité et de la structure éditoriale. En prenant l’itinéraire B Side, nous vous embarquons dans la grande aventure de la co-construction avec vos parties prenantes et… du lâcher prise. Car si la construction est collective, la parole doit s’assumer diverse… et plus riche !
Puis dès l’élaboration du sommaire, l’équipe projet doit s’interroger sur l’opportunité de recycler ou d’upcycler certains contenus et d’en envisager le meilleur mode de diffusion ainsi que leur date de péremption. Et encore et toujours, impliquer les parties prenantes lors de la réalisation, sous forme de témoignages ou de prises de vues, par exemple.

Dans les entreprises matures, la réalisation d’un rapport RSE se boucle en trois mois, compter 6 pour les autres, le temps d’aligner stratégie et communication.

5. Le rapport RSE, c’est le récit qui vous ressemble

Avant toute chose, dépassionnons le débat print vs digital qui n’apporte rien au moulin de la RSE. Il vaut mieux se poser la question de l’usage que du messager. En ayant en tête que le plus important, c’est le récit ; et d’atteindre vos cibles. Quelle empreinte souhaitez-vous laisser au travers de ce rapport RSE ? Quel est le meilleur média pour intéresser vos publics et pour raconter cette histoire sincère d’engagements à tous les niveaux de l’entreprise ?

Ce récit peut prendre la forme d’un webdocumentaire, d’une vidéo ou d’une édition digitale ou print, événementialisé dans son lancement et sa diffusion. Pas de complexe si vous conservez le traditionnel print, raisonnez pour ajuster le nombre de pages, penchez-vous sur la fabrication des papiers, adoptez une créa sobre, privilégiez le print on demand pour les exemplaires qu’on imprime au cas où… Et testez les outils, encore imparfaits, pour calculer l’empreinte carbone de votre rapport RSE dans toutes ses dimensions, de la conception à l’usage, quel que soit le format retenu.

 

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